Etude OpinionWay pour ANEO
Formation professionnelle : Les français demandent à être plus écoutés par le gouvernement

Etude OpinionWay pour Aneo - Les Français estiment massivement que le gouvernement devrait davantage écouter les acteurs de la société civile dans la préparation de la réforme de la formation professionnelle. S’ils sont à la fois lucides et optimistes sur la transformation des métiers liée à la révolution numérique, les Français sont en revanche inquiets face au manque de moyens pour les aider à s’adapter aux mutations du monde du travail, notamment en termes de formation.

Paris, le 20 octobre 2017 – Alors que le gouvernement attaque le second volet de la réforme du travail, le cabinet Aneo a mandaté l’institut OpinionWay pour connaitre précisément la réalité de l’opinion des Français face aux changements du monde du travail, ce qui les inquiète et ce en quoi ils croient.

EN BREF                                         

  • 70% des Français estiment que le gouvernement devrait davantage écouter au moins un acteur de la société civile (salariés, chômeurs ou étudiants).
  • Les organismes de formation professionnelle (47%) arrivent en 2ème position après les salariés (64%) alors que les syndicats de salariés (36%) et de patrons (17%) arrivent bons derniers.
  • Les Français attendent beaucoup plus des pouvoirs publics, notamment pour orienter les jeunes vers les filières d’avenir (57%), investir dans la formation tout au long de la vie (47%), et encourager la recherche et l’innovation (41%).
  • 1 Français sur 2 pointe la lourdeur des démarches pour entreprendre (50%) et le niveau de la fiscalité pour les entreprises (42%) comme principales menaces qui pèsent sur le monde du travail.
  • Les Français sont favorables à davantage de flexibilité : que ce soit la création d’un « CDI de projet » (62%), la primauté des accords d’entreprises sur les accords de branche (57%) ou la mise en place d’un contrat de travail unique (56%).
  • Seulement un tiers des Français (36%) craint que leur métier soit remplacé par une machine ou un service numérique dans le futur.
  • 73% des Français pensent que le secteur public fera disparaître des emplois dans les années à venir, 55% pour l’industrie.
  • Pour plus de 84% des Français, les métiers de Pompier, Avocat et Boulanger vont rester les mêmes ou peu changer d’ici 20 ans.
  • Pour plus de 50% des Français, les métiers de Caissier, Ouvrier en Usine et Facteur vont changer radicalement ou disparaître d’ici 20 ans.
  • Google, EDF et SNCF : top 3 des entreprises citées spontanément comme les plus populaires pour travailler dans l’idéal des français.
  • 44% des Français pensent que l’économie et le business sont les matières dans lesquelles il faut exceller pendant ses études, juste derrière l’informatique (66%) et l’anglais (54%).
  • 42% des Français demandent que des cours d’initiation à l’entrepreneuriat soient enseignés à l’école pour mieux préparer les élèves au monde du travail d’aujourd’hui.
  • Pour les Français, la créativité (54%), la capacité à mener une équipe (45%) et l’empathie (42%) sont les principales caractéristiques des êtres humains qui seront le plus difficilement remplaçables par des machines dans un environnement professionnel.

 Toute publication totale ou partielle doit impérativement utiliser la mention complète suivante : « Etude OpinionWay pour Aneo : « Les Français et les mutations du monde du travail – Octobre 2017 » et aucune reprise de l’enquête ne pourra être dissociée de cet intitulé.

Interrogés sur les mutations du monde du travail et les menaces potentielles qui pèsent sur leur emploi, les Français se montrent plus optimistes qu’on ne pourrait le croire, ne sont pas hermétiques au changement et ne manifestent pas de résistance notoire face aux transformations de l’entreprise et des métiers, qu’ils savent nécessaires. Ils expriment même une réelle volonté de promouvoir très tôt l’entrepreneuriat, d’être acteurs de ces mutations et se montrent ambitieux quant à leur parcours et à l’évolution de leur métier.

Pour répondre à ces enjeux, ils ont en revanche des attentes fortes vis-à-vis des pouvoirs publics, notamment pour encourager l’innovation, orienter les jeunes vers les filières d’avenir, assurer la formation tout au long de la vie professionnelle et donner davantage de flexibilité aux entreprises. Et ils pointent clairement le fait que le gouvernement devrait écouter davantage les salariés pour préparer la réforme de la formation.

L’étude nous apprend que les Français veulent être entendus par le gouvernement, car ils ont le sentiment d’avoir une vision beaucoup plus positive, réaliste et mûre qu’on ne le croit parfois sur la question de la mutation de l’entreprise et du travail. Si la mondialisation ou les progrès techniques constituent une menace potentielle pour certains, les Français portent surtout un regard volontariste et une vision ambitieuse sur leur vie professionnelle, avec un désir évident de maîtriser leur évolution – une évolution dont ils ont conscience de la nécessité. Les Français veulent que ça bouge, ils veulent travailler, mais ils veulent aussi qu’on les aide et que tout soit fait pour faciliter cette évolution », commente Fabrice Rémy, associé Marketing, Communication & Innovation chez Aneo. « Les Français montrent également une approche réaliste par rapport à l’avenir des métiers et sont confiants dans le fait que certaines caractéristiques humaines seront difficilement remplaçables par des machines dans un contexte professionnel. C’est aussi pour cette raison qu’ils appellent à privilégier l’apprentissage de l’entrepreneuriat dès l’école, l’amélioration continue des compétences et, plus généralement, la place de l’humain au cœur du monde du travail.

Les éléments complets de l’étude sont disponibles en téléchargement :

Analyse graphique des principaux résultats

Synthèse des réponses

 

 


Réforme de la formation : Monsieur Macron, écoutez les salariés !

En pleine actualité sur la préparation de la réforme professionnelle, il a tout d’abord été demandé aux Français s’ils estiment que le gouvernement écoute trop ou pas assez les différents acteurs concernés, à savoir : les syndicats de salariés, les syndicats de patrons, les chefs d’entreprise, les organismes de formation professionnelle, les universités et grandes écoles, les salariés, les étudiants, et les chômeurs.

Les Français estiment à 64% que les salariés ne sont pas assez écoutés par le gouvernement dans son projet de réforme de la formation. Près de la moitié (45%) considèrent également que le gouvernement devrait moins écouter les syndicats de patrons.

 


Libérez l’entreprise et aidez-nous à travailler !

Interrogés sur les principales menaces pesant sur le monde du travail, les Français se montrent avant tout inquiets du poids du cadre légal qui pèse sur les entreprises. Ils pointent en premier lieu la lourdeur des démarches pour entreprendre (50%) et le niveau de la fiscalité pour les entreprises (42%).

L’étude fait ressortir que les Français attendent des pouvoirs publics qu’ils encouragent l’éducation et offrent davantage de flexibilité aux entreprises. Ils considèrent que les premières priorités des pouvoirs publics pour anticiper les bouleversements à venir du monde du travail doivent être de travailler à l’orientation des jeunes vers les filières d’avenir (57%), à l’investissement dans la formation tout au long de la vie (47%), et l’encouragement de la recherche et de l’innovation (41%).

Interrogés sur différentes réformes du travail, les Français se déclarent favorables à celles offrant davantage de flexibilité aux entreprises et aux salariés, que ce soit la création d’un « CDI de projet » (62% y sont favorables), la primauté des accords d’entreprises sur les accords de branche (57%) et la mise en place d’un contrat de travail unique (56%).

 

 

 


La technologie ne prendra pas les métiers des Français

L’importance de plus en plus grande prise par la technologie incitent les Français à percevoir des changements potentiels affectant certaines professions. Certains métiers apparaissent comme peu susceptibles de changer, notamment le métier de pompier (90% des Français estiment que ce métier va rester identique ou bien changer peu), celui d’avocat (86%) ou bien celui de boulanger (84%).

 

 

 

 

A l’inverse, certains métiers vont évoluer en profondeur, voire disparaître. C’est notamment le cas du métier de caissier, qui risque de changer beaucoup ou disparaître pour 63% des Français, ce sentiment pouvant s’expliquer par la multiplication des caisses automatiques. Vient ensuite le métier d’ouvrier (55%) et celui de facteur (51%).

Les évolutions liées au progrès technologique, potentiellement sources de destruction d’emploi, ne sont pas les plus inquiétantes pour les Français. Près des deux tiers (62%) des répondants ne craignent pas que le métier qu’ils exercent soit remplacé dans le futur par une machine ou un service numérique.

 


Les Français sont pessimistes pour l’avenir des emplois dans le secteur public et dans l’industrie : ils veulent des métiers où l’humain compte

Les Français ont une perception différenciée de l’évolution des secteurs d’activité. Le secteur des services à la personne apparaît comme le plus susceptible de créer des emplois (89%), suivi par le tourisme (79%) et les métiers de l’informatique (76%).

A l’inverse, certains secteurs vont être touchés par des destructions d’emplois. En première place de ceux-ci vient le secteur public, qui verra disparaître des emplois selon 73% des Français. Est ensuite citée l’industrie, avec 55% des Français estimant que ce secteur va faire disparaître des emplois.

Parallèlement aux secteurs d’activités, les Français s’expriment également sur les types d’entreprises qui sont les plus susceptibles de supprimer des emplois. Là aussi la fonction publique est la plus fréquemment citée (66%), suivie des multinationales (47%) et des grands groupes nationaux (43%). Les Français ont davantage confiance dans les TPE et les PME qui sont, selon eux, les moins susceptibles de supprimer des emplois (19%).

Face à ces évolutions, les Français estiment que l’enseignement doit s’adapter. Devant la présence toujours plus affirmée du numérique dans le monde du travail, les Français placent l’informatique en première place des matières dans lesquelles il faut exceller (66%).

Les matières les plus citées ensuite se distinguent par leur utilité dans le monde du travail : l’anglais (54%), l’économie et le business (44%), les langues autres que l’anglais (39%) et le management (31%). Les matières considérées comme moins stratégiques sont le français (23%), les sciences humaines (17%) ou encore l’histoire (4%).

Au-delà de l’orientation des jeunes, les Français considèrent qu’il est important de continuer à adapter sa fonction aux nouveaux usages et pratiques (45%) et de se perfectionner dans son secteur en prenant des cours (44%) pour pouvoir continuer à évoluer dans son domaine d’activité. Viennent ensuite le développement de ses compétences dans le numérique (35%), l’apprentissage de nouvelles langues (27%), la reprise des études pour changer ou adapter son métier (25%) et le développement de ses compétences managériales et entrepreneuriales (20%).


Méthodologie

L’étude « Les Français et les mutations du monde du travail » réalisée pour ANEO a été réalisée en deux phases. Une première étude a été conduite les 2 et 3 août 2017 auprès d’un échantillon de 1038 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. Une question d’actualité a été posée les 18 et 19 octobre 2017 auprès d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.
OpinionWay a réalisé cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252.

CONTACTS PRESSE         

Pour Aneo – Log on experience

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mike@logonexperience.com

Agence RP – Quatrième Jour

Antoine Billon // Marie Fradelizi

01 42 23 44 51 // 01 47 43 42 51

abillon@quatriemejour.fr // mfradelizi@quatriemejour.fr

 

A propos d’Aneo

Aneo est le premier cabinet en « Human Innovation », l’innovation par et pour les Hommes. Véritables libérateurs d’intelligence collective, nous transformons les entreprises pour les rendre plus authentiques au travers de notre accompagnement dans leurs projets. Le profil créatif et singulier des 200 experts Aneo associé à notre organisation agile et aplatie permet d’imaginer avec vous des solutions uniques. Du conseil à l’exécution, nous délivrons des projets pouvant conjuguer culture, organisation et digital. Parce que l’ambition d’Aneo est de mettre l’intelligence humaine et l’excellence technologique au cœur des transformations, notre mission est d’apporter de la valeur aux organisations et aux hommes qui la composent.
www.aneo.eu

A propos d’OpinionWay

Créé en 2000, OpinionWay est un acteur majeur de l’innovation dans les études marketing et opinion et un pionnier de la digitalisation des études. La société se veut pour ses clients facilitateur de compréhension et accélérateur de décisions. Son ambition est d’optimiser l’agilité et la performance des entreprises ou des organisations. Sa mission est de permettre à ses clients de comprendre de manière simple et rapide leur environnement actuel et futur, pour mieux décider aujourd’hui, agir demain et imaginer après-demain. OpinionWay intervient dans de nombreux domaines comme la compréhension des marchés, les problématiques de marques, le développement de produits et de services, auprès de cibles BtoC ou BtoB.
www.opinionway.com

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